Zoubu


Le mocabu (pied en friction) est l'exercice essentiel de Zoubou (la marche). Il est  souvent défini comme étant le shili des jambes. Encore une fois, c’est vrai si l’on se contente du visible. Mais les mains ne sont pas inertes, absentes de la marche. Les mains peuvent tirer, pousser, presser, soulever, etc… Et, inversement, dans le shili, le mouvement des mains provient des jambes via le bassin, la colonne vertébrale, les épaules. Le visible et l’invisible, l’apparent et le dissimulé, le mouvement et l’immobilité dans l’un et l’autre ne sont simplement pas placés au même endroit.

 

Les grands mouvements ne sont pas aussi efficaces que les petits mouvements. Les petits mouvements ne sont pas aussi efficaces que l’immobilité. L’immobilité, c’est le mouvement éternel - Wang Xiang-Zhaï

 

La marche normale de tous les jours sert à se déplacer d’un point distant d’un autre et se fait en déséquilibre du corps vers l’avant. La marche du Yiquan sert à passer d’une posture à une autre posture stable, permettant d’envoyer la force pour contrôler, pousser ou frapper un adversaire. Le déplacement est un constituant très important de la stratégie et il convient lors de son exécution de rester stable. On se déplace pour entrer ou sortir de la « distance » adverse, pour sortir d’une ligne d’attaque, ou trouver un angle d’attaque favorable.

 

Si les formes de déplacement sont nombreuses, c’est le mocabu qui donnera par la pensée de frotter ou faire rouler les billes sous les pieds, par la pensée de la résistance de l’eau ou de la boue sur les jambes, le bassin, les mains, une tension interne équilibrée permettant de bouger spontanément en toutes directions.

 

Les exercices de base du mocabu se pratiquent sur place un pied se déplaçant en avant et arrière en restant constamment à fleur de sol, sans jamais se poser. Puis en se déplaçant en avant et arrière (cf vidéo).


 

Et, ensuite, selon les mêmes règles on peut travailler damocabu, dianbu, cuobu, huanraobu, etc …